Il me fait un immense plaisir de vous présenter mon nouveau projet de vie !

Un projet « pour » et « avec » la vie :-)

Un projet vivant !

Je n'ai pas cessé d'enseigner la sociologie au Collège de Maisonneuve, ni d'en être passionnée! Mais mon désir tout aussi passionné de nouveaux défis et de mise en œuvre plus complète de mes savoirs-faire et habiletés dans les champs connexes de la sociologie clinique et de la relation d'aide, de même qu'en santé humaine en général, m'amène désormais à développer ma carrière dans les domaines de l'accompagnement et de l'écoute psychosociologique. Enseigner à temps partiel m'apporte beaucoup plus de plaisir dans ma relation avec les étudiants, car j'ai pour chacun d'eux plus de temps et d'énergie, de même que pour préparer mes cours et adapter ma pédagogie à des jeunes qui changent avec la société dans laquelle nous vivons, à une rapidité parfois déconcertante! La place pour de nouveaux défis donc, tant dans mon enseignement que dans mes projets d'accompagnement et de soins individuels, me stimule énormément ! Pour mes soins en thérapie individuelle, de couple ou de groupe, c'est ici.

 

Aussi, j'ai découvert une approche de la détente et du relâchement musculaire qui m'a séduite au point où j'ai décidé d'en suivre la formation, il s'agit de l'approche Trager inventée par le Docteur Milton Trager, qui la qualifiait d'intégration "psychophysique" (rééducation du mouvement et allègement des systèmes nerveux et psychique). Cette approche, qui inclut une gamme de mouvements corporels appelés mentastiques, procure un soulagement et un bien-être exceptionnels. Plus d'informations ici.

 

Je viens d'ajouter la "présence attentive" à ma boîte à outils en suivant le tout nouveau programme de deuxième cycle dans ce domaine à l'Université du Québec à Montréal sur lequel vous trouverez un peu plus d'informations ici.

 

J'ai aussi une formation en aromathérapie (huiles essentielles) de l'Institut d'aromathérapie scientifique, de même que des connaissances autodidactes poussées en alimentation vivante et biologique et en naturopathie qui peuvent aider grandement dans les problématiques de stress et d'anxiété, de sevrages divers et d'amélioration générale de la santé et de l'énergie.

 

Pour moi, l'harmonie entre les corps physique et spirituel et leur environnement est une danse avec la vie, dont la fluidité représente la santé. Je suis sans cesse à la recherche (une recherche très critique et sélective, cela dit) de nouvelles formations holistiques basées sur la science (je ne fais pas dans l'ésotérisme) pour élargir mes capacités à aider et à soutenir les personnes qui me consultent. Cela dit, je reste persuadée que la cité du bonheur se trouve au cœur de nos relations avec les autres, ceux qui sont importants pour nous et pour cette raison, ma formation universitaire en sociologie restera toujours à la base de ma pratique de soins quels qu'ils soient.

 

Ayant moi-même entrepris une psychanalyse sur plus de dix ans de déconstruction et de reconstruction intérieure avec "le meilleur psy du monde!", j'ai le désir sincère de partager mes trucs pour rester en santé mentale et entretenir des relations sociales satisfaisantes et nourrissantes. Et comme un esprit est toujours plus sain dans un corps sain, lesquels assurent aussi en grande partie la santé émotionnelle, je suis une adepte de longue date des médecines naturelles. D'ailleurs, pour moi les thérapies psychiques (psychothérapies, psychanalyses, relations d'aide...) font tout autant partie du spectre des "médecines douces" que les thérapies physiques (massothérapie, ostéopathie, naturopathie...).

Je suis donc une thérapeute "patentée" diriez-vous peut-être, soit. Je peux vous aider, c'est ce qui compte pour moi. Rien n'est jamais magique, bien sûr, mais j'ai la conviction d'avoir accumulé des formations et une expérience de grande qualité me permettant de vous aider de manière adaptée, avec grande empathie et efficacement. Non seulement la conviction, mais j'en vis des preuves tous les jours.

Vous en jugerez par vous-même !

Mon statut professionnel

À la lumière des lignes précédentes, mon statut professionnel n'est certainement pas commun. Ni psychothérapeute, ni psychanalyste, j'appartiens à une catégorie peu institutionnalisée : les psychosociologues n'ont pas d'ordre professionnel (et les thérapeutes patentés encore moins!) et peu d'universités dans le monde offrent un programme unifié de "psychosociologie". Au Québec, seule l'UQAR utilise ce terme pour qualifier certains de ses programmes touchant à la communication ou à la relation d'aide. L'UdeM quant à elle offre un baccalauréat en "psychologie et sociologie", programme qui cependant ne peut être poursuivi en tant que tel aux cycles supérieurs, car l'étudiant se doit de choisir par la suite entre sociologie et psychologie. Quoiqu'il en soit, lors de mes études doctorales en sociologie (spécialisées en sociologie de la psychanalyse), aucun de ces programmes n'existaient encore (début 2000).

Il n'existe donc pas encore, au Québec, de formation universitaire complète en psychosociologie (jusqu'au doctorat). Ainsi, se dire psychosociologue, ici comme ailleurs, relève d'un certain flou académique. À ce titre, voici un article fort intéressant, écrit en France (où la psychosociologie jouit d'une meilleure reconnaissance) qui distingue la psychologie sociale de la psychosociologie (et qui s'attarde davantage sur cette dernière), en posant des questions fondamentales pour la pratique de la psychosociologie telle que je la conçois. Au fond, comme le dit la conclusion de cet article, le psychosociologue consultant se doit d'être autonome quant au sens qu'il donne à sa pratique, ses politiques et les finalités de ses modes d'interaction, puisque celles-ci ne relèvent d'aucun ordre professionnel. C'est pourquoi, en tant que "travailleuse autonome", je suis fière d'offrir des consultations basées sur des rapports sociaux indépendants de toutes formes de cadres autres que ceux établis dans l'interaction humaine singulière et unique, développée avec les personnes qui me consultent. Car c'est bien ainsi que fonctionne le lien social : chacun arrivant face à l'autre avec ses propres cadres, ses propres conceptions de la vie et de la relation à établir, ses propres perceptions et interprétations, forçant chacun d'eux à construire et élaborer un lien social directement avec un autre "réel", sans la médiation d'une institution ou d'un corps de métier, et où le rôle de chacun prendra forme à même la relation entre deux sujets vivants et uniques. Le caractère "immanent" du lien social que je souhaite offrir se distingue certes ainsi des pratiques thérapeutiques réglementées par des ordres et offrant une grande sécurité tant pour le "patient" ou le "client" que pour le professionnel. La confiance, n'étant ainsi pas donnée d'emblée et assurée par un cadre légal, est plutôt toujours à construire et à maintenir à travers la relation elle-même, comme dans la "vraie vie". Elle doit donc être bâtie à même une relation intersubjective authentique, entre deux individus placés au même plan humain. Un véritable lien social entre sujets, donc, sans l'interface d'un rôle juxtaposé, présumé, prédéterminé, et sans l'écran d'une formule, d'une théorie ou d'une technique objectivée derrière laquelle se protéger. Je fais confiance aux personnes à qui je viendrai en aide pour juger de mes compétences à l'aulne des améliorations que notre lien permettra dans leurs vies, et je fais la promesse solennelle de les référer à un professionnel plus compétent si leurs problématiques dépassent mes capacités.

 

Sur la psychosociologie, je vous invite également à consulter ce lien, celui-ci et celui-là. Par ailleurs, j'ai constaté sur en surfant sur internet que la plupart de ceux qui se disent "psychosociologues" au Québec n'ont souvent qu'un baccalauréat, et aussi qu'ils se disent souvent "coachs de vie". Pour ma part, je ne me reconnais ni dans la formation de premier cycle en "psychosociologie", très tournée sur le marché du travail, les organisations et institutions (comment être un bon travailleur, comment bien performer dans la société, etc..), ni dans l'étiquette "coach de vie", plutôt semblable dans ses objectifs. Si on pouvait me donner l'étiquette de coach, ce serait tout au plus celle de "coach relationnel", plus rare.

Pour me connaître un peu mieux, vous pouvez aussi consulter mon mémoire de maîtrise réalisé à l'Université Laval et déposé avec mention d'excellence en 2001. Je vous invite notamment à lire particulièrement les pages 50 à 70, où vous pourrez voir les bases philosophiques de ma pensée en termes de conscience humaine et de souffrance psychique en lien avec les crises sociétales, et l'importance de l'art et de l'imaginaire comme remèdes aux difficultés de l'existence à notre époque. Ne manquez pas non plus la conclusion du mémoire qui commence à la page 158 (attardez-vous aux propos qui commencent au milieu de la page 162 notamment...). Certes un texte universitaire comme celui-ci pourra paraître indigeste à certains (il ne s'agit pas de vulgarisation scientifique), mais je peux vous assurer qu'après 15 années d'enseignement au collégial, ma capacité de "transmission de la matière" pour divers publics est à point. La communication entre nous sera fluide, n'ayez crainte :-)

Quant à mon statut officiel de praticienne en Trager, il sera effectif à la fin de l'été 2018 et je pourrai faire des reçus pour assurances à partir de ce moment. C'est en tant qu'étudiante que je peux vous offrir ce soin pour l'instant. Mélanger le corporel au psychique me semble une voie prometteuse pour accélérer les résultats, approfondir la confiance entre deux êtres et produire un bien-être plus complet. Pour plus d'informations sur l'approche Trager, qui est un toucher qui se pratique par dessus les vêtements et qui peut se donner assis ou couché (sur le ventre, le dos et le côté), mais aussi debout et en mouvement de manière autonome à travers les "mentastiques", veuillez consulter cette page.

Un peu plus sur moi

 

Trêve d’orgueil, voici le moment où je ferai preuve d'humilité. Il est connu que tout bon thérapeute doit d'abord avoir fait sa propre thérapie. Un psychanalyste, par exemple, doit avoir fait au moins quelques années consécutives, à raisons de trois séances par semaine, en analyse avant de pouvoir obtenir un droit de pratiquer. J'ai commencé ma propre psychothérapie un peu tardivement, soit 5 ans après le suicide de mon frère cadet, Francis Guay, qui s'est pendu dans son garde-robe le 1er avril 2000, oui, le 1er avril 2000 (un petit comique), à l'âge de 24 ans. Je l'ai commencée à 32 ans, cette psychanalyse, même pas tant parce que je croyais (à ce moment là) avoir des « problèmes psychologiques », mais bien pour tenter de comprendre mon frère, comprendre aussi mon sentiment de culpabilité en lien avec sa mort volontaire et pour améliorer le déroulement de mon deuil, éviter que ma peine ne dégénère en névrose.

 

J'ai donc mis cinq ans après cette immense perte dans ma vie - mon seul et unique frérot - pour me décider à entreprendre cette importante démarche. Pourquoi si longtemps ? L'orgueil. Inconscient. Mes études doctorales en sociologie, mes lectures assidues en psychanalyse et des cours très instructifs en sociologie de la psychanalyse notamment (avec le professeur Olivier Clain) à l'Université Laval m'avaient fait développer la prétention de croire que je n'avais pas besoin d'aide extérieure, ayant acquis, me disais-je à l'époque, les outils intellectuels et scientifiques pour m'analyser moi-même. De plus, étant bien entourée, j'avais, me semblait-il, les ressources sociales et le soutien affectif pour ne pas sombrer dans une dépression profonde malgré ma peine inouïe.

 

Cinq années donc, pendant lesquelles je devais, en plus de (tenter de) faire mon deuil, trouver du travail (car mon doctorat sur le suicide n'était - finalement - pas subventionné en raison de coupures au début des années 2000 dans les budgets du CRSH et du FQRSC), et donc commencer à enseigner au collégial, tout en faisant le deuil également d'une carrière en enseignement universitaire. À certaines sessions, d'ailleurs, j'enseignais dans deux villes différentes à la fois, le tout mêlé d'un deuil amoureux, de problèmes digestifs et de douleurs au dos plutôt intenses. Disons que ces 5 années de grands bouleversements, sans aide véritable, m'ont laissée, à la fin, en toute petite boule, à court d'énergie pour garder la tête hors de l'eau. Même si j'étais dans le déni total de ce besoin de soutien psychologique (me croyant si forte), les symptômes étaient apparus au delà de ma capacité à les nier : incapacité à régler mes problèmes de dos et de digestion malgré tous les exercices que divers praticiens me conseillaient et malgré tous mes changements alimentaires ; chicanes répétitives avec mes amis les plus chers, mon amoureux et ma famille ; hyperactivité excessive, ruptures, anxiété de plus en plus dérangeante, addictions et dépendances diverses, boulimie !

 

Bref, rien n'allait plus.

 

Il était temps pour moi de faire cette importante démarche psychologique, mais pour autant, la raison "officielle" (et orgueilleuse) de mon entrée en psychanalyse, dont je maintiens tout de même, mais plus humblement aujourd'hui, l'importance philosophique, était que cette démarche me semblait, depuis mes études universitaires, le premier pas vers « un monde meilleur » et donc, vers moins de suicides et de souffrance sur terre. C'est d'ailleurs toujours ma conviction profonde aujourd'hui que, si chacun faisait cette démarche pour lui-même, le monde irait bien mieux ! Car pour faire un monde (heureux et en santé), il faut d'abord et avant tout, des individus (heureux et en santé).

 

Oui, aujourd'hui, j'admets volontiers que cette démarche psychologique m'a probablement sauvé la vie. Mes transformations intérieures rayonnent sur mon entourage, pour qui j'avais toujours été une confidente privilégiée, mais pour qui, néanmoins,  "je ne suis plus la même" en terme de joie de vivre et d'énergie positive.  J'ai compris à quel point la santé psychique est à la base même de la santé globale. Si vous voulez une thérapeute qui a vraiment connue la souffrance et ne l"a pas seulement étudiée mais qui a vaincu ses excès, vous êtes au bon endroit !

 

Personne n'est parfait (et le monde dans lequel on vit l'est encore moins!), mais chacun est l'artisan de son propre bonheur. Il n'y a pas de recettes miracles, et nous n'avons le contrôle complet sur rien (et ce ne serait pas souhaitable de toutes façons !), c'est-à-dire ni sur tout ce qui fait notre malheur, ni sur tout ce qu'est notre environnement social (par exemple, on ne choisit pas nos collègues, pas plus que les membres de notre famille), mais nous pouvons apprendre à avoir du pouvoir sur nos propres manières d'agir, de sentir et de penser, premiers pas vers le développement et le maintien d'une attitude harmonieuse envers soi-même, la vie et les autres.

 

On peut encore apprendre à marcher, mieux encore, à danser!

Même à l'âge adulte.

 

Encore parfois aujourd'hui, il m'arrive d'aller voir mon psy (il ne faut pas se raconter d'histoires : rien n'est jamais top tout le temps ! mais c'est surtout pour conserver ce lien fort et profond avec mon plus grand confident, que j'y vais encore parfois). La différence avec ma période pré-thérapeutique est que j'ai maintenant la connaissance intime et profonde de mes besoins et des ressources pour les combler et pour affronter les problèmes que je rencontre et que je vois maintenant plutôt comme des défis. Je me connais profondément et mon inconscient n'a plus de grands secrets pour moi. Je sais quels sont ses subterfuges, ses patterns et mauvaises habitudes, et comment il parvient encore (un inconscient reste un inconscient!!) à me tromper à l'occasion. Mais je n'en suis plus dupe! Bref comme on dit,  je ne me prends plus trop au sérieux!! J'arrive maintenant à le voir venir, à ne plus me laisser interpeller par ses chants de sirènes et j'arrive à le transformer pour le mieux et à prendre le temps et l'espace dont j'ai besoin pour le faire. Et c'est ce qui est merveilleux. Ce pouvoir intime - et trop rare ... : cette liberté sur soi et sur sa vie. Je le souhaite à tout le monde, tellement ! Et c'est pourquoi je veux le partager !

Bienvenue chez moi :-)